Les photographies d’Agnès Varda à la Fondation Iberê, Porto Alegre au Brésil

Fotografia Agnès Varda Cinema

Photo © Anderson Astor

La Fondation Iberê consacre une exposition à l’œuvre photographique d’Agnès Varda (1928-2019), réunissant plus de 200 images prises entre les années 1950 et 1960. Conçue et produite par l’Instituto Moreira Salles, l’Institut pour la photographie et Ciné-Tamaris, l’exposition a été présentée pour la première fois en 2025 à l’IMS Paulista, dans le cadre de la Saison France-Brésil. Elle poursuit aujourd’hui son parcours brésilien à Porto Alegre.

Photo © Anderson Astor

L’exposition est conçue par Rosalie Varda, directrice de Ciné-Tamaris et fille de la cinéaste, et João Fernandes, directeur artistique de l’IMS, avec la collaboration d’Horrana de Kássia Santoz, commissaire d’exposition rattachée à la direction artistique de l’IMS.

Une large partie de l’exposition est consacrée aux voyages d’Agnès Varda dont les photographies témoignent des bouleversements de la seconde moitié du XXe siècle et de son attention aux contextes politiques qu’elle traverse. Invitée à Cuba par le gouvernement post-révolution, elle y réalise les images dont elle tirera le court-métrage Salut les Cubains ! (1963). Aux États-Unis, son travail documentaire sur le mouvement de résistance politique et culturelle des Black Panthers donne naissance au court-métrage Black Panthers (1968).

Photo © Anderson Astor

En 1957, Agnès Varda voyage en Chine au sein d’une délégation française. Elle saisit le pays dans une période transitoire entre la révolution maoïste et la Révolution culturelle. Cette série photographique largement inédite est présentée au public pour la première fois.
Selon les commissaires d’exposition, les images prises en Chine « constituent des témoignages essentiels d'une rencontre entre politique, culture et subjectivité, traversée par les contingences de l'histoire. Elles ne retracent pas le grand récit d'une révolution, mais illustrent plutôt une modernité en construction : des fragments de vies ordinaires, des expressions de résistance culturelle. »

L’exposition invite également à découvrir le regard qu’Agnès Varda porte aussi sur la France, depuis les photographies parisiennes présentées dès 1954 dans la cour de sa maison, rue Daguerre, jusqu’aux images réalisées dans le sud de la France ; que ce soit sur le tournage de La Pointe courte (1954) ou bien à Marseille, ville marquée par l'immigration provenant du nord de l'Afrique.
Le parcours présente enfin l’installation Instants arrêtés (2012), reflet de la curiosité d’une cinéaste « insatiable, toujours à la recherche de nouvelles façons de regarder, de penser et de partager les images. », selon la commissaire de l’exposition, Rosalie Varda.

Photo © Anderson Astor

© Succession Agnès Varda - Fonds Agnès Varda déposé à l’Institut pour la photographie - Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles.

Porto Alegre au Brésil – Fondation Iberê
Du 12 septembre 2026 au 28 février 2027

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